Les départs estivaux ont laissé de nombreux voyageurs patienter bien au-delà des horaires annoncés. Le bilan estival de Flightright dessine une carte très contrastée, où les incidents isolés n’expliquent plus tout.
Entre le 1er juin et le 7 septembre 2026, neuf des quinze plateformes étudiées ont enregistré plus d’un tiers de vols tardifs. La ponctualité des aéroports français varie, tandis que les retards à l’arrivée, mesurés dès quinze minutes, pèsent même sur les sites les mieux classés. Aucun ne passe sous 29 %.
Beauvais devance Nice et Figari avec 45,38 % de vols retardés
Du 1er juin au 7 septembre 2026, Flightright a passé au crible les arrivées dans les aéroports français. À Beauvais, le trafic aérien à Beauvais enregistre le plus fort taux de retard du classement : 45,38 %. Parmi les 5 632 vols recensés, 2 556 ont atteint destination avec au moins quinze minutes de décalage.
Nice talonne la plateforme picarde avec 44,98 % de vols retardés, soit 9 798 sur 21 784. L’aéroport de Nice précède Figari, troisième à 43,54 % avec 889 liaisons concernées parmi 2 042. Cette proportion illustre une haute saison à Figari : plus de quatre vols sur dix arrivent tardivement.
Plus de 25 000 vols retardés à Roissy-CDG
À Roissy-Charles de Gaulle, la proportion reste inférieure à celle du trio de tête, mais le décompte change d’échelle. Le volume des retards atteint 25 484 vols parmi 62 920 recensés par Flightright sur la période étudiée, niveau sans équivalent parmi les autres plateformes.
Ce total représente 40,50 % des vols, arrivés avec au moins quinze minutes de décalage. La première plateforme aéroportuaire française se classe quatrième en proportion, derrière Beauvais, Nice et Figari. Autrement dit, Roissy-CDG cumule davantage de cas grâce à son activité, sans afficher la fréquence la plus forte du classement.
Dans neuf aéroports sur quinze, les retards touchent plus d’un vol sur trois
Le phénomène déborde le quatuor de tête relevé par Flightright. Parmi les aéroports régionaux étudiés, neuf plateformes sur quinze voient plus du tiers de leurs vols arriver tardivement. Le calcul repose sur un seuil de quinze minutes à destination, appliqué uniformément à chaque liaison recensée.
Bordeaux occupe la cinquième place avec 37,05 % de vols retardés. La ponctualité à Bordeaux demeure inférieure à celle de Biarritz/Bayonne, mesurée à 36,55 %. Marseille suit à 35,82 %, devant Lyon à 34,88 % et Toulouse à 34,18 %. Ces résultats dépassent tous le tiers.
Lille et Orly parmi les plateformes les plus ponctuelles
À l’autre bout du tableau, Lille affiche 29,11 % de vols retardés, meilleur résultat des quinze plateformes observées. La ponctualité à Lille place ainsi l’aéroport devant tous ses concurrents, même si près de trois vols sur dix accusent encore au moins quinze minutes de décalage lors de leur arrivée.
Paris-Orly compte 9 558 vols retardés sur 31 284, soit 30,55 %. L’écart entre Orly et Roissy-CDG frôle les dix points, nettement en faveur d’Orly. Nantes atteint 31,71 %, tandis qu’Ajaccio et Bastia enregistrent respectivement 31,23 % et 31,22 %, complétant le groupe des plateformes les plus ponctuelles du bilan estival.
Grève, incendies et orages ont perturbé le trafic estival
Le week-end du 15 août 2026, un mouvement social a bouleversé les programmes aériens. La grève chez easyJet France, portée par les personnels de cabine, a causé une centaine d’annulations de vols au départ de France. Les bases d’Orly, Roissy-CDG, Lyon, Nice, Nantes et Bordeaux ont été touchées.
La météo et les feux ont ajouté leurs propres perturbations au conflit social. Des incendies estivaux ont affecté le sud de la France, avant plusieurs épisodes orageux. Les orages du 24 août ont provoqué retards et suppressions de liaisons à Bordeaux, Toulouse, Marseille et Nice, mais aussi au sein des aéroports parisiens.







