La Ruche Seydoux ouvre sa cité centenaire à Paris pour les Journées du patrimoine 2026

ruche seydoux cite centenaire paris

Voyage

Le

À Paris, derrière une grille du 15e arrondissement, un refuge d’artistes accueillera le public les 19 et 20 septembre. Les Journées du patrimoine 2026 entrouvriront cette cité centenaire parisienne, préservée des regards.

Fondée en 1902 à partir de vestiges de l’Exposition universelle de 1900, La Ruche porte la mémoire des artistes qui y travaillèrent. Sous l’égide de la Fondation La Ruche-Seydoux, la Rotonde, le jardin et les archives seront accessibles gratuitement, sur réservation. Deux jours seulement.

Une cité née des vestiges de l’Exposition universelle de 1900

À quelques pas du parc Georges-Brassens, La Ruche Seydoux conserve une architecture aussi ingénieuse qu’atypique. Installée dans le 15e arrondissement de Paris, cette cité d’artistes fut imaginée par le sculpteur Alfred Boucher pour proposer aux créateurs modestes des espaces de travail abordables. Son plan circulaire rassemble les ateliers autour d’une rotonde évoquant une ruche.

Le projet prend forme peu après la grande manifestation parisienne de 1900. Lors de sa construction en 1902, Alfred Boucher réemploie des matériaux de l’Exposition universelle, issus du pavillon des vins de Gironde. Il sauve ces éléments et leur offre une nouvelle fonction. Derrière ce geste architectural se dessine un projet social durable : réunir logement et création dans un refuge accessible.

Chagall, Modigliani et Soutine parmi les anciens résidents

Au début du siècle dernier, les loyers modiques et l’émulation collective attirent à La Ruche des artistes venus de nombreux pays. Marc Chagall, Amedeo Modigliani et Chaïm Soutine comptent parmi ses résidents célèbres, aux côtés de Fernand Léger, Ossip Zadkine ou Blaise Cendrars. Leurs parcours accompagnent l’essor artistique de Montparnasse au fil du temps.

Aucune doctrine commune ne liait ces personnalités, mais la proximité des ateliers favorisait rencontres, débats et recherches formelles. La cité devint un foyer de création parisien où peintres, sculpteurs et écrivains confrontaient leurs pratiques. Associée à plusieurs peintres du XXe siècle, La Ruche garde les traces d’une aventure humaine qui dépasse chaque courant artistique. Ces passages prestigieux éclairent encore l’histoire du lieu.

Près de cinquante créateurs font encore vivre La Ruche

La Ruche demeure un lieu de travail, loin d’un musée figé dans ses souvenirs. Près de cinquante artistes y exercent aujourd’hui, au sein d’ateliers de créateurs consacrés à la peinture, à la sculpture, au dessin ou à d’autres pratiques contemporaines. Cette présence quotidienne prolonge la vocation solidaire voulue par Alfred Boucher dès l’origine.

Le site a échappé à la destruction avant d’être protégé grâce à une mobilisation collective. La fondation créée en 1973, sous l’impulsion de Bernard Anthonioz ainsi que de Geneviève et René Seydoux, veille à la préservation du site et de son architecture. Elle soutient sa mission artistique sans effacer son histoire. La Ruche reste un patrimoine culturel vivant, habité par la création actuelle.

Quand visiter la Rotonde, le jardin et les archives ?

Les Journées européennes du patrimoine 2026 se tiendront le samedi 19 et le dimanche 20 septembre. À cette occasion, une visite guidée gratuite, menée par des artistes de La Ruche Seydoux, permettra de découvrir la Rotonde, le jardin, les archives de la cité et une exposition collective, au 2, passage de Dantzig, à Paris.

Les créneaux proposés s’échelonnent de 9 h 30 à 17 h 30 durant les deux journées. Ces horaires du week-end laissent le choix entre matinée et après-midi, dans la limite des places disponibles. L’accès demeure soumis à une réservation obligatoire sur le site de la Fondation La Ruche-Seydoux, malgré la gratuité. Vous pourrez ainsi parcourir ce lieu habituellement fermé au public parisien.

Notre site est un média approuvé par Google Actualité.

Ajoutez Voxcity dans votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !

nous rejoindre en un clic
follow google news voxcity

Ces lectures vous plairont peut-être aussi