La fin des vols Air France à Orly redistribue les cartes pour EasyJet et Transavia

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À Orly, l’arrêt d’Air France sur plusieurs lignes intérieures ne crée pas seulement un vide, il relance une bataille discrète autour d’une clientèle pressée, rentable et très convoitée.

Les compagnies encore présentes affûtent déjà leurs offres, entre tarifs d’appel, fréquence et promesse de simplicité. La riposte est déjà lancée. Avec la fin des navettes, EasyJet et Transavia espèrent capter des parts de marché chez les voyageurs d’affaires, pendant que le TGV continue d’éroder ces liaisons. À l’arrivée, Orly devient un terrain d’essai, sans filet.

Pourquoi Air France quitte Orly sur ces liaisons intérieures

Le 29 mars, Air France arrête à Orly ses lignes vers Nice, Toulouse et Marseille. La compagnie referme ainsi ses navettes historiques dans le sud de Paris et transfère une part du trafic vers Transavia, pendant que Paris-Charles de Gaulle reprend le rôle central.

Cette décision vise à concentrer les flux là où les correspondances sont plus nombreuses. Elle traduit un recentrage du groupe sur le hub de Roissy : à Orly, les liaisons domestiques perdaient du terrain, et le réseau intérieur devait être réorganisé.

EasyJet avance ses prix et ses abonnements pour attirer les voyageurs d’affaires

EasyJet a vu l’ouverture laissée par Air France et réagit vite à Orly. La low cost propose jusqu’à neuf vols par jour vers Nice et sept vers Toulouse, avec un discours taillé pour les clients pressés.

Pour capter cette clientèle, la compagnie sort une offre dédiée. Elle baisse le prix de l’abonnement EasyJet Plus grâce à une réduction de 50 % pour les membres Flying Blue et certains porteurs de carte Air France, avec bagage cabine et embarquement prioritaire.

Transavia mise sur des vols fréquents et un parcours plus fluide à l’aéroport

Transavia prend la relève dès le 29 mars sur Nice et Toulouse avec huit vols quotidiens, puis sur Marseille avec deux rotations. La filiale d’Air France-KLM cale ses horaires tôt le matin et tard le soir pour séduire les allers-retours d’une journée.

À Orly, elle met en avant un passage plus simple, avec passerelles plutôt que bus. Son tarif Max inclut la modification le jour même jusqu’à une heure avant le départ, l’accès à un salon dédié et un discours centré sur la ponctualité des vols.

Un marché sous pression entre recul du trafic et concurrence du TGV

Le marché que se disputent les compagnies n’a plus l’aisance d’avant. Entre Paris-Orly et Nice, la baisse du trafic atteint 14,9 %, contre 35,9 % vers Toulouse et 28,2 % vers Marseille, selon les données citées sur ces lignes.

Le rail garde une vraie force d’attraction sur ces parcours. Derrière cela, la concurrence du TGV pèse lourd sur les liaisons entre métropoles. Pour bien des voyageurs d’affaires, le train reste plus lisible sur le temps total de trajet entre Paris, Toulouse et Marseille.

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