Ces 24 passagers restés au sol et qui voient l’avion pour Marrakech partir sans eux

passagers bloques aeroport tours ryanair

Voyage

Le

À Tours, un départ ordinaire pour Marrakech a basculé en quelques minutes. Devant les contrôles, des voyageurs encore en file ont vu leur avion Ryanair quitter le tarmac sans eux, malgré des cartes d’embarquement valides.

La scène, banale en apparence, a tourné à l’incompréhension sur le terminal. Au milieu des passagers bloqués, l’embarquement impossible pour ce vol vers le Maroc a laissé des billets inutiles, des vacances compromises et un avion déjà loin. Plus rien.

Des contrôles interminables avant un départ imposé par le créneau de décollage

À l’aéroport de Tours, 24 passagers du vol Ryanair à destination de Marrakech ont regardé leur avion partir sans eux, bloqués avant l’embarquement. Plusieurs témoins décrivent une attente qui s’est étirée entre la police aux frontières et la douane. Puis, au moment du contrôle de sécurité, les files d’attente se sont allongées au point de figer la progression. L’un d’eux, cité par Ici Touraine, parle d’« une situation complètement ubuesque » après plus d’une heure et demie passée dans les couloirs.

Selon le directeur Louis Chaumont, l’appareil ne pouvait plus patienter. Pour ne pas perdre son créneau de décollage, le pilote est donc parti, pendant que les bagages des voyageurs restés au sol étaient retirés de la soute. Au tableau, le vol affichait un retard de 42 minutes. Pour les passagers, le sentiment reste le même : ils avaient franchi une partie des vérifications, mais trop tard pour atteindre la porte avant la fermeture de l’embarquement ce matin.

Qui doit prendre en charge les frais des voyageurs restés à l’aéroport ?

Restés à Tours, ces voyageurs ont cherché un interlocuteur dès l’annonce du départ. Ryanair, l’aéroport ou les services de contrôle : qui doit payer les dépenses engagées pour un trajet jamais effectué ? Sur place, plusieurs passagers ont demandé une attestation de non-embarquement afin de garder une preuve écrite, tandis que d’autres préparaient déjà une demande d’indemnisation. Le document peut peser dans le dossier, car il précise que l’absence à bord n’était pas un simple retard personnel ce jour-là.

Reste la question des pertes annexes, parfois les plus lourdes. Certains évoquent des nuits payées au Maroc, des transferts déjà réglés et des frais d’hôtel réservés impossibles à récupérer. La direction de l’aéroport a indiqué vouloir examiner les circonstances précises de l’épisode. Si la chaîne de contrôle est mise en cause, les voyageurs pourraient faire valoir leurs justificatifs. Si la compagnie estime avoir respecté ses procédures, le bras de fer risque de se déplacer vers la réclamation formelle désormais.

Notre site est un média approuvé par Google Actualité.

Ajoutez Voxcity dans votre liste de favoris pour ne manquer aucune news !

nous rejoindre en un clic
follow google news voxcity

Ces lectures vous plairont peut-être aussi