Depuis le retrait de Ryanair, l’aéroport de Bordeaux tente encore de combler les vides laissés dans son réseau européen, entre liaisons saisonnières, rotations réduites et dessertes totalement abandonnées pour l’instant ou durablement.
Certains axes très prisés vers l’Europe du Sud ou les capitales britanniques ont disparu du tableau d’affichage, obligeant les voyageurs girondins à multiplier les correspondances ou à partir d’autres plateformes régionales. Après la fermeture de la base Ryanair, les offres de vols depuis Bordeaux vers des destinations exclusives low-cost manquent encore.
Les destinations qui n’ont pas retrouvé preneur au lendemain du retrait de Ryanair
Au printemps 2024, la fermeture de la base Ryanair à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac a provoqué la suppression de 39 routes programmées pour l’automne. Sur les 22 dessertes jusque-là exclusives au transporteur irlandais, quinze ont été reprises par d’autres compagnies, selon la direction de la plateforme girondine.
Restent donc sans remplaçant Bergame, Cracovie, Paphos, Pise, Trapani et Zadar, destinations qualifiées de « plus aventureuses » par Simon Dreschel, président du directoire. Ces six villes européennes encore absentes traduisent des lignes aériennes non reprises vers des clientèles loisirs, issues pour partie de liaisons saisonnières abandonnées, que les voyageurs ne peuvent rejoindre qu’en passant par des alternatives via d’autres aéroports régionaux ou parisiens.
Conséquences pour les voyageurs bordelais et évolution de l’offre à l’aéroport
Pour les voyageurs bordelais, la disparition de Ryanair n’a pas signifié un isolement, car près de 80 % des lignes exploitées par la compagnie ont été reprises par d’autres transporteurs. Les pertes se ressentent sur quelques escapades loisirs, où l’impact sur le choix de vacances se traduit par des parcours plus longs ou des tarifs moins attractifs qu’en 2024.
Pour certaines destinations, les voyageurs ajustent leurs habitudes de départ. Les reports de trafic vers d’autres compagnies se voient aussi sur la connexion avec Londres depuis Bordeaux : la fermeture de Stansted a renforcé les vols vers Gatwick et Luton, illustrant une évolution du réseau moyen-courrier au profit d’acteurs déjà présents.







