À New York, l’enquête technique commence à peine que déjà une autre scène se dessine. Après cet accident à LaGuardia, la question des responsabilités surgit avec une netteté brutale.
Les blessés ne font pas face au seul temps médical, ils entrent déjà dans une mécanique juridique complexe. Derrière la collision sur le tarmac, le recours des passagers pourrait viser Air Canada, tandis que la Convention de Montréal, les assurances et le choix du tribunal ouvrent un affrontement sans trajectoire simple à ce stade.
Ce que prévoit la Convention de Montréal pour les passagers blessés
Le cadre applicable ne relève pas du seul droit local après la collision à LaGuardia. Pour les passagers blessés, la Convention de Montréal encadre l’indemnisation quand un transport aérien international provoque un décès ou des blessures corporelles à bord de l’appareil commercial.
Le texte couvre aussi ce qui se passe avant la sortie complète des voyageurs. Si l’accident survient pendant les opérations de débarquement, la responsabilité du transporteur peut être engagée sans preuve préalable d’une faute précise. C’est le point qui retient l’attention après ce choc au sol, survenu juste après l’atterrissage de l’avion d’Air Canada à New York.
Air Canada en première ligne face aux demandes d’indemnisation
Pour un survivant ou sa famille, la compagnie apparaît comme l’adversaire le plus direct. Une action contre Air Canada permettrait de réclamer les dommages subis devant un dossier centré sur le transporteur, sans attendre qu’un autre responsable soit déjà désigné par justice.
Les montants avancés remettent les comptes sur la table. Gabor Lukacs a évoqué jusqu’à 300 000 $ par passager, un repère lié au plafond d’indemnisation, tandis que le délai de deux ans pour agir pousse les victimes à chiffrer vite leur préjudice devant le tribunal.
Peu importe qui est en tort, c’est la compagnie aérienne qui est responsable.
Gabor Lukacs, président de Droits de voyageurs
Pourquoi une action aux États-Unis attire certains avocats
Le choix d’un tribunal américain séduit certains cabinets pour une raison simple : les réparations civiles peuvent y être plus hautes. Dans cette optique, une procédure américaine pourrait viser la négligence de la FAA au-delà du seul rôle d’Air Canada ici.
L’autre piste tient aux acteurs présents sur la zone aéroportuaire au moment du choc. Si la gestion du trafic au sol ou l’intervention du camion est discutée, l’autorité portuaire locale pourrait être appelée, avec l’espoir d’obtenir des dommages plus élevés par les plaignants aussi.
Entre délais, enquêtes et choix de tribunal, un parcours judiciaire contrasté
À ce stade, les survivants avancent pendant que les autorités poursuivent leurs vérifications. Au Canada comme aux États-Unis, l’enquête sur les causes peut influencer la stratégie des avocats, car ses conclusions nourriront le débat sur la juridiction compétente et sur la part respective d’Air Canada, des services au sol ou d’autres acteurs dans le dossier de LaGuardia.
Le temps judiciaire, lui, varie fortement. Entre des accords à l’amiable et un procès plus dur, la durée de la procédure peut aller de quelques mois à plusieurs années, ce qui place chaque victime devant un arbitrage entre rapidité et indemnisation espérée plus large possible.







