La liaison entre l’aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Paris-Orly se trouve à un tournant, avec un futur contrat qui pourrait fixer durablement la présence d’un opérateur unique dominant.
Cette perspective résulte de discussions engagées entre les collectivités locales et l’État pour garantir une desserte continue, malgré la concurrence régionale et les incertitudes liées au coût des opérations. Dans ces liaisons aériennes pyrénéennes, la compagnie aérienne Volotea viserait une obligation de service public pour sécuriser route et rassurer acteurs locaux.
Une obligation de service public pour sécuriser la desserte entre les Hautes-Pyrénées et Paris-Orly
Entre Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Paris-Orly, la desserte confiée à Volotea doit garantir deux allers-retours quotidiens aux voyageurs des Hautes-Pyrénées. Ce lien aérien, soutenu par les collectivités locales, s’inscrit dans la logique de continuité territoriale aérienne entre un bassin rural fortement touristique et le principal aéroport parisien, utilisé pour les connexions vers le reste de la France ainsi que vers l’international.
L’obligation de service public adoptée pour cette route a été formalisée par un arrêté préfectoral de septembre 2025, avec une durée de quatre ans. Le bureau du syndicat mixte Pyrénia a validé la proposition de Volotea, et le conseil syndical doit l’acter le 23 février, afin d’intégrer la liaison au cadre OSP national défini par l’État.
Les enjeux pour les aéroports de Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Pau face à la nouvelle répartition des lignes
Pour les gestionnaires de Tarbes-Lourdes-Pyrénées et de Pau, la réorganisation des liaisons vers Paris-Orly rebat les cartes d’un équilibre longtemps contesté des deux côtés des Pyrénées. L’ouverture parallèle de procédures d’obligation de service public sur chaque aéroport pousse les élus à réfléchir à une coopération interaéroports régionale, afin de coordonner horaires, flottes et complémentarités plutôt que d’alimenter des rivalités stériles.
Du côté de Pau, des discussions avancées sont menées avec la compagnie Amélia pour une liaison Pau Paris-Orly dès le 1er juin 2026, opérée avec un appareil d’environ cent sièges. Face à la montée de la concurrence entre plateformes locales, élus béarnais et bigourdans cherchent un compromis pour éviter la dispersion d’un trafic d’affaires et touristique déjà limité. Les décisions locales des syndicats mixtes sur les subventions publiques transport seront déterminantes.







