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L’Académie française se décide enfin à féminiser des noms de métiers

Un malaise qui persistait dans certaines professions.

via DivertissonsNous

Hier (jeu. 28 fév.), l’Académie française a enfin sauté un pas et mar­qué l’histoire de la langue française en déci­dant enfin de féminis­er les noms des métiers, des fonc­tions et des grades.

Une déci­sion qui était atten­due depuis bien longtemps par de nom­breux Français·e·s en adéqua­tion avec notre époque. Il faut dire que le Cana­da a adop­té ce principe de la fémin­i­sa­tion des métiers il y a pas moins de 40 ans. En Suisse, cela s’est même fait sans débat.

Cette déci­sion per­me­t­tra surtout de sus­citer des idées de car­rières chez les petites filles dans des métiers qui ont longtemps été dom­inés par les hommes.

Même si cer­tains noms de métiers ont eu leur fémin­i­sa­tion naturelle­ment con­stru­ite dans le lan­gage courant — comme avo­cate, infir­mière, chirurgi­en­ne ou encore éditrice — , il aura fal­lu atten­dre plusieurs siè­cles avant que l’on offi­cialise ces change­ments et que l’on crée de nou­veaux équiv­a­lents féminins.

En 2019, on ne dira donc plus sapeur pom­pi­er, colonel, doc­teur ou chef pour une femme, mais bien sapeuse-pom­pière, colonelle, doc­teure et chèfe.

Ces noms fémin­isés sont non seule­ment con­formes à l’histoire de la langue française, qui enreg­istre de nom­breux exem­ples dès le Moyen-Âge, mais ils sont égale­ment le reflet de l’évolution de la société. Il y a des noms de métiers et de fonc­tions au féminin car les femmes ont accédé aux postes à respon­s­abil­ités.

Mais en France, cela prend plus de temps que dans les autres pays fran­coph­o­nes. Il aura par exem­ple fal­lu atten­dre 2017 et la cir­cu­laire du Pre­mier min­istre Edouard Philippe pour féminis­er les noms de fonc­tions comme “Madame la députée” ou encore “Madame ~la~ min­istre”.

2019, on nous a dit que tout sera neuf mais en fait ce sera plutôt “neuve”, et en voilà une preuve !